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Impacts de l’artificialisation

M. Riverain souhaite aménager le terrain de sa résidence. Comme il habite au bord de l’eau, il désire profiter pleinement de la vue panoramique sur le lac. Il déboise complètement la rive et engazonne jusqu’à la plage. Le printemps suivant, M. Riverain constate que le rivage s’est érodé. Une partie de son terrain et de sa plage se sont volatilisés. Il construit alors un mur de soutènement et remblaie le bord de l’eau avec du sable. Au mois de juillet, il constate que la qualité esthétique de l’eau s’est détériorée par la présence d’algues. Croyant qu'il s'agit de cyanobactéries, M. Riverain s’inquiète et désire comprendre ce changement. Il découvre que l’artificialisation des rives a des impacts négatifs sur l’équilibre écologique d’un plan d’eau. Malgré ses investissements majeurs pour l’aménagement de son terrain et de sa luxueuse maison, la valeur marchande de sa propriété ne fera que diminuer à la suite de l’eutrophisation du lac.

Détérioration des berges

Privées de végétation, les berges deviennent vulnérables, car aucune racine ne fortifie le sol. Les berges sont alors soumises aux forces destructrices produites par le courant ou les vagues. Cela occasionne des décrochements de terrain et des pertes de zones de baignade. Les gens se tournent alors vers des stabilisations artificielles qui amplifient le ruissellement. L’eau entraîne avec elle de fines particules provenant du sol jusqu’au plan d’eau. Ces particules restent en suspension dans l’eau pour ensuite descendre au fond se sédimenter.

Réchauffement du plan d’eau

Sans une couverture végétale, il n’y a pas d’ombrage au-dessus du cours d’eau et il tend à se réchauffer. L’élévation de la température a pour effet de diminuer la quantité d’oxygène disponible dans l’eau. Cette conséquence est une menace pour la survie des espèces de poissons d’intérêt sportif. Par exemple, au-delà de 100C la population d’omble de fontaine diminue.

Le réchauffement de l’eau favorise la prolifération des plantes aquatiques et des algues, et le phénomène s’amplifie s’il y a présence de nutriments. Le processus d’eutrophisation se retrouve alors accéléré et on remarque une diminution de la transparence de l’eau.

Ruissellement des polluants

L’absence d’une bande riveraine augmente l’écoulement des eaux de surface. Elle entraîne les pesticides et les nutriments jusqu’au plan d’eau. Qu’ils soient naturels ou chimiques, ces produits favorisent le développement excessif des végétaux aquatiques et des algues bleues. La qualité du plan d’eau se trouvera affectée par une dégradation physique, chimique et bactériologique. Le gazon est considéré comme une surface dure, elle laisse 55 % de l’eau de pluie s’écouler vers le plan d’eau.

Augmentation de la consommation d’énergie

Sans végétation, un riverain dépense plus d’argent pour chauffer et climatiser sa propriété, car il n’y a aucune protection contre les vents et les rayons du soleil.

Perturbation du cycle hydrique

L’enlèvement du couvert végétal dans un bassin versant et autour du plan d’eau déséquilibre le cycle hydrique. Le rôle régulateur n’est plus assuré par la végétation. Les phénomènes de rétention d’eau et d’évapotranspiration sont inexistants. Il y a une augmentation du ruissellement, l’eau arrive plus rapidement et en plus grande quantité au cours d’eau. Les crues sont plus importantes et plus soudaines et les risques d’inondation s’accroissent.

Destruction des habitats fauniques et floristiques

Les déboisement des rives appauvrit le milieu. Les populations animales et végétales sont appelées à disparaître, car ils ont de la difficulté à satisfaire leurs besoins vitaux. Les matières en suspension obstruent les branchies des poissons et augmentent leur sensibilité aux maladies. Les sédiments colmatent le lit des frayères et étouffent les œufs et les alevins enfouis dans le gravier.

 
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